Mes achats et ma Lecture du moment

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Ma lecture du moment est Mercy Thompson 2 $)

SEPTEMBRE

Anita Blake 9- Papillon d'Obsidienne de Laurell K. Hamilton (Milady)
Mercy Thompson 3- Le baiser de Fer de Patricia Briggs (Milady)
Les mémoires de Zeus de Maurice Druon (Milady)
Journal d'un Vampire 2 de L.J Smith (Hachette-Black Moon)
Hésitation Collector de Stephenie Meyer (Hachette)


COUP DE C¼UR: Video du trailer de New Moon qui passera au MTV

# Online seit Mittwoch, 02. September, 2009 um 12:18

Geändert am Donnerstag, 01. Oktober, 2009 um 04:53

Une passion qui passe par l'écriture

Une passion qui passe par l'écriture
Ma passion n'a rien de nouveau. Beaucoup aime écrire, beaucoup c'est bien faible comme mot à mon goût. L'écriture est généralement la passion qui suit celle de la lecture, j'adore lire ce qui n'est pas une news je pense.
Quand j'écris c'est comme si je m'évadé, oui c'est ça m'évadé. Je pense que de ce plongé dans une autre réalité permet d'échaper à notre réalité. L'écriture est comme mon remède à la base mais c'est devenu un refuge, une drogue aussi. Ce besoin d'écrire, ce désire d'en savoir d'avantage sur les personnages de nos écrits.
Le plus frustrant dans cette passion sont les passes sans imagination :( . Et oui parfois y a rien qui vien! Mais souvent c'est magique, les mains semblent elles même agirent de leur propres chef, alors nous pouvons écrire des pages et des pages et ce dire à la fin: "Wouha j'ai vraiment écrit tout ça ? %) "
Je pense aussi que le plus grand plaisir de quelqu'un qui écrit est que ses quelques lecteurs lui disent ce qu'ils pensent vraiment de tout ça. Le souffle de l'auteur est l'avis de ses lecteurs.
Pour ma part vous êtes ma source d'inspiration. J'éssaie toujours de faire mieux pour vous coupez le souffle, sans pour autant vous tuez ;) .
Aussi je souhaite remercier Alicia gérante du blog Accrocdeslivres pour son aide et ses multiples corrections (eh oui même moi je fais des erreurs, comme tout auteur).
Je souhaite aussi remercier Cassandra, Kelly, Aurélie (ma meilleur amie), Au club de lecture pour leur soutiens. Merci Beaucoup à toutes, eh oui j'ai que des fans fille lol. (je vais pas m'en plaindre $) )

# Online seit Sonntag, 23. August, 2009 um 06:27

Geändert am Sonntag, 23. August, 2009 um 07:27

Lune D'hiver-Tome 1: La haine de l'astre

Lune D'hiver-Tome 1: La haine de l'astre
I. Lycanthrope


Mon corps refusa de bouger, comme s'il était endormi, comme à chaque fois après ça... Avec douleur je me retournai dans le lit, faisant hurler les ressorts du matelas. Sans même ouvrir les yeux je sentis la présence froide d'un corps et l'odeur du sang séché sur ce premier, ainsi que sur le mien. Je savais ce que j'avais fait mais n'y trouvais rien de reprochable. C'était dans ma nature.
Ouvrant les yeux je n'eus même pas un mouvement de recul face au cadavre mutilé qui se tenait là, inerte. Sa peau n'était que... il n'y avait pas de qualificatif pouvant d'écrire ça. Si elle avait été un jour belle, à présent elle n'était même plus acceptée dans le classement de beauté...
En me levant du lit, je déclenchai un courant d'air qui perturba l'odeur de chair en lambeaux qui fit gronder mon estomac, mais je l'ignorai car la bête ne devait pas se manifester de nouveau... pas si tôt. Je suivis la ligne continue de mes vêtements à travers l'appartement. Quand ma chasse aux trésors fut accomplie, je me dirigeai vers la salle de bain pour me nettoyer du sang et de plusieurs autres choses qui s'étaient accumulées sur mon corps durant la nuit passée. L'eau chaude, sur mon corps endolori par la mutation, m'arracha un gémissement de plaisir, mes muscles endoloris se détendirent, les images de la nuit flottaient devant mes yeux comme lorsque l'on se regarde un film vu à travers les yeux de l'acteur, une belle femme assise au bar seule, devant son cocktail, les baisers fougueux dans l'ascenseur, les vêtements bien plus vite retiré que mit, ses caresses, puis le gout métallique et rouillé du sang frais, le fondant de la chair sous mes crocs...
Une fois propre comme un sous neuf je me servis du sèche-cheveux qui après tout ne servira plus. Devant le miroir j'observais mon corps qui n'était plus semblable à celui que j'avais connu. J'avais une musculature de joueur de rugby, une mâchoire carrée. Des yeux bleus foncés entourés de longs cils noirs comme la nuit s'accordant à mes cheveux mi-longs qui ondulaient légèrement. J'étais assez grand contrairement aux autres garçons de ma famille.
*
**

J'étais assis dans ma jeep quand mon téléphone vibra dans la boite à gants. Je décrochai :
- Allô ? Dis-je.
- Alex, c'est Vanda !
Il avait fallut que ce soit juste elle, la folle du club. Vanda était une chic fille dans ses bons moments. Grande et fière d'elle c'était une sadique qui prenait son pied en soumettant les autres...
- Qu'est ce que tu me veux ? Soupirai-je.
- Robert veut te voir et maintenant, j'en connais un qui va passer un sale moment, rigola-t-elle.
Je lui raccrochai au nez ce qui pour moi était plus un reflexe qu'un caprice caractériel... Ou peut être bien les deux... J'allumai le contact et partis en direction du domaine de Robert, l'alpha de la Meute.
Voilà, trois ans que j'avais muté. Avant cela j'avais une vie normale, étudiant, en couple, un job. Bref la vie de quelqu'un de normal qui ne s'imaginait pas devenir un Lycanthrope ou plus communément dit : un Loup-garou. C'était dû à une randonnée qui avait fini mal, très mal.
Comme chaque week-end Virginie, ma copine, et moi partions en randonnée pour être plus proche de la nature. Un soir, alors que nous dormions tout les deux, nous nous réveillâmes en sursaut. De l'extérieur de la tente des bruits de reniflement nous parvinrent. La tente fut attaquée de tous les côtés par des ombres énormes. En l'espace d'un quart d'heure le toit n'était plus que confettis et nous repas de ce qui ressemblait à un loup mais en plus gros. Virginie ne réussit pas à survivre à l'attaque contrairement à moi. Un mois plus tard, je découvris que j'étais un loup-garou. La première année fut très sanglante, voyageant à travers la France j'avais laissé derrière moi que des cadavres. C'est alors que la Meute me trouva. Ils me surnommèrent Louveteau, inconscient, stupide, non ? Ils me gardèrent une année complète pour m'apprendre à tuer mais pas autant ce qui ne m'avait pas empêché de recommencer. Mais chaque fois je retournais dans la salle de « Torture » qui appartenait à notre Vanda.
Le domaine se trouvait dans les Alpes entre un village du nom de Veynes et Aspre. Techniquement, il n'existait pas mais pour nous oui, il était délimité par de l'urine, original comme procédé. La maison de Robert était immense et regorgée de pièces secrètes que même moi je ne connaissais pas. Elle appartenait à la famille de Robert qui était loup-garou, Alpha de père en fils comme une dynastie. Robert m'attendait sur le seuil de la maison la mine sévère, oui j'allais passer un mauvais quart d'heure voire plus.
Je pris tout mon temps pour me garer et descendre de la Jeep qui réflexion faite n'était pas si sûre que ça en sachant que Robert ou moi-même étions capables de retourner la voiture avec une seul main... Je m'avançais avec prudence jusqu'à lui, il poussa un bref soupir et d'un signe de tête m'indiqua de le suivre. Sur le chemin, je croisai mes frères et s½urs de Meute, tous arboraient le même regard noir et les lèvres pincées. Arrivé dans son bureau je commençai à réfléchir pour me défendre.
- Alexandre tu nous mets une fois de plus dans une situation compliqué, dit-il en s'asseyant.
- Mais pourquoi ? Demandai-je alors que je savais la raison de sa colère.
- Tu as tué des humains, encore une fois !
- Mais les hors la loi le font ! Les vampires le font ! M'exclamai-je
Il me jeta un regard dur qui semblait lire en moi sans retenu.
- Alexandre tu sais que je t'aime comme un fils mais tu mets en danger la Meute. Les vampires je n'en ai rien à faire ainsi que des hors-la-loi ! Tu fais partie de la Meute de ce pays ! Alors maintenant je vais te laisser regagner ta chambre et repenser à tout ça. Pars ! Aboya-t-il.
Je sortis du bureau en claquant la porte un soupçon, bon d'accord, beaucoup plus fort que nécessaire. Je partais tête baissée vers ma chambre mais en chemin je me heurtai à une masse imposante. C'était Louis, masse musculaire de 100kilos avec des mains semblables à des abattoirs qui nous écraseraient la tête sans aucune difficulté. Mais ne vous laissez pas prendre au piège il est adorable et surtout très intelligent. Je dis ça parce que pour moi les masses musculaires comme lui sont généralement bêtes comme leurs pieds.
- Désolé Louis je ne t'avais pas vu.
Avec un sourire narquois, il me posa comme un sac de pomme de terre sur son épaules et me guida jusqu'à ma chambre. Mais arrivés, sur le pas de la porte Robert cria que je devais rester seul.
- Quel vieux ronchon celui là ! Marmonna Louis.
- C'est un euphémisme Lou', marmonnai-je.
Il partit en trainant des pieds et ruminant comme un grand-père. Il était pour moi comme le frère que je n'avais jamais eu. Après mon arrivée il avait été là pour m'aider à m'habituer à la vie sédentaire de la Meute. La bête en moi voulait courir sans cesse de pays en pays mais une chose était sûre, c'était qu'ici, j'étais en sécurité et compris. Car malgré tout Robert me comprenait, le gibier n'était pas aussi goûteux que l'humain mais à présent avec le progrès nous ne pouvons plus nous permettre d'agir selon notre « nature ». Robert avait décrété pour le bien de notre race que nous ne devions tuer des humains seulement en cas de dernier recours qui sont : s'il y avait un témoin ou plus de notre transformation, si la personne découvrait notre véritable nature ou s'il nous attaquait.
Quelque part, il ne faisait cela que pour nous, sa famille. Oui sa famille, car c'était ce que nous étions les uns pour les autres. Nous nous comprenions tous, nous nous aidions mais certains ne s'aimaient pas comme dans n'importe quelle famille. A l'heure actuelle, nous étions huit membres : Robert, l'alpha, Vanda, la femelle Alpha, Louis, Sander, Jeanne, Brent, Susanne, qui eux tous étaient nés loups-garous et enfin moi qui étaient une pièce rapportée.
Je m'allongeai sur le lit qui avait été fait avant mon arrivée, il sentait la Lavande et j'avais horreur de ça. Je savais qui avait fait ça et elle ne payait rien pour attendre. Tentant d'ignorer l'odeur qui émanait des draps je me concentrais sur ce qui m'entourait. La chambre était dans les tons chocolat et crème avec quelques touches d'anis. Il y avait une grande bibliothèque remplit de livres et d'objets anciens. Ce n'était pas moi qui avais choisi la décoration, c'était Robert. Il s'occupait de chaque pièce avec soin, en ayant bien avant analysé les futurs occupants. En même temps, il était évident qu'il fasse ça puisque dans sa vie dite « normale », c'était son métier. Etre chef de Meute et décorateur d'intérieur ne pouvait donc pas être incompatible... surtout quand on sait ce que peuvent faire comme dégâts des gens tels que nous.
Chacun d'entre nous avions un métier, une spécialisation. Vanda était avocate, je la voyais bien avec sa robe longue à la place de ses éternelles tenues moulantes en cuir et je ne savais trop quelle matière. Louis était professeur d'arts plastiques, il aimait les enfants et l'art alors il avait trouvé ce métier qui réunissait ses deux plaisirs. Sander était cuisinier, originaire d'Angleterre, sa cuisine était assez bien pour que je la mange. Jeanne tenait une librairie où je me fournissais souvent en livres. Brent était encore à l'école, en Troisième. Il était très fort en mécanique, c'était lui d'ailleurs qui s'occupait de ma voiture. Susanne était sage-femme, ce qui ne plaisait pas à la Meute car elle risquait de contaminer des nourrissons si elle venait à se blesser. Et moi j'étais à la base agent littéraire, mais j'avais abandonné l'année dernière car je n'aimais pas être confiné dans mon bureau. J'avais comme projet de créer ma propre maison d'édition mais je ne trouvais pas la volonté de mettre en application mes rêves.
Sans le sentir le sommeil me gagna et je sombrai dans un sommeil sans aucun rêve ou aucun bruit ne réussit à me faire grogner...
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# Online seit Mittwoch, 10. Juni, 2009 um 16:56

Geändert am Donnerstag, 30. Juli, 2009 um 14:11

II.Famille .

II.Famille .
Je fus réveillé par notre super Vanda mais je ne préfère pas préciser comment. En sortant de la chambre, j'entendis le beurre frire et l'odeur des ½ufs cuit, du bacon ainsi que du fromage. Sander était à l'½uvre, j'en mettrais ma patte à couper, il avait gardé de son pays d'origine son accent, son style et surtout leur cuisine originale.
En descendant l'escalier, je croisais Vanda qui se promenait en petite culotte. Son corps serait magnifique s'il n'était pas un tableau vivant. Elle aimait tout ce qui était étrange, tatouages en tout genre, piercings qui n'étaient hélas pas les seules choses qui lui faisaient perdre sa beauté, des cicatrices énormes lui zébraient le dos. Elle avait de longs cheveux châtains et des yeux verts magnifiquement surlignés de noir. Je pense que son regard était la seule chose qui était naturel. A présent je voulais l'écarter de mes pensées, alors je me concentrais sur l'odeur de la nourriture.
Une fois dans la cuisine je fus stupéfait de découvrir aux fourneaux non pas Sander mais Louis. Il m'avait piqué mon pantalon et ma vieille chemise qui m'avait à peine servit.
- Lou', depuis quand est ce que tu mets mes fringues ? Demandai-je.
- Bah, tu ne les mets jamais alors ne me la joue pas, rigola-t-il.
Je m'avançai vers la poêle pour analyser ce que Louis préparait, si je n'avais pas plus tôt identifié les aliments grâce à mon odorat je n'aurais su dire ce que Lou' avait fait. Son plat n'avait pas de consistance et ne donnait pas du tout mais alors pas du tout envie de le manger. Mais pour ne pas le décevoir, je mangerai cette bouillie et mentirai en feignant des gémissements de bonheur. Pour avancer le travail, je mis la table, préparai les condiments, sauces et tout ce qui pouvait rendre un repas raté, meilleur...
- Euh... Alex on est que tous les deux à table, précisa Louis.
- Et tu n'aurais pas pu me prévenir avant ? Maugréai-je.
Il éclata d'un rire bref mais franc. J'enlevai les assiettes en trop sans pour autant les ranger. Je n'étais pas du genre à cracher sur le travail mais quand je pouvais le laisser à plus tard je ne m'en privais pas. Louis me servit une part copieuse que je recouvris de sauce bourguignonne enfin « noyer » était le meilleur terme à employer. Louis était bien trop silencieux ce qui voulait dire qu'il me cachait quelque chose. Je décidais d'employer ma bonne vieille technique pour lui soustraire les informations qu'il cachait.
- Alors Louis qu'est ce que tu me racontes ? Demandai-je.
- N'essaye même pas ! Déclara-t-il sans même me regarder.
Bingo ! Il avait quelques informations à cacher.
- Où sont-ils tous passés ?
- Partis faire des courses, dit-il.
- Des courses ? Quel genre de courses ? Questionnai-je
Il soupira et continua à manger tandis que moi je le fixai. Pourquoi étaient-ils partis ? Je cuisinai Lou pendant une bonne heure avec une rafale de questions plus précises les unes que les autres. Et là, j'obtenus enfin la réponse à toutes ces énigmes.
-Ils sont partis prendre de quoi préparer la fête de ce soir.
- Quelle fête ?
- Tu ne sais pas quel jour on est, hein ? Me demanda-t-il.
- Euh.. ben non, pourquoi ? Dis-je.
- C'est le 24 décembre, déclara Louis
Le vingt-quatre décembre... Le jour de ma naissance, mon anniversaire... Merde ! Et ils me préparaient une fête, MERDE ! J'avais horreur de ces stupides fêtes et les embrassades qui vont avec. Pour moi, quand quelqu'un offre un cadeau c'était par marque d'affection et cela n'importe quand et non pour une date précise comme le jour de naissance. C'était inutile et immature. A mes quinze ans, j'adorais recevoir des cadeaux car je n'avais pas de revenu pour pouvoir m'acheter quoi que ce soit. Avec mes économies et l'argent que Robert me donnait chaque mois, je pouvais largement dévaliser un magasin. A cause de ces idioties de cadeaux offerts je me sentais redevable envers la personne ce qui m'obligeait à lui offrir un cadeau à mon tour et vice versa. En maugréant je me dirigeais vers la porte d'entrée pour aller me défouler.
- Alex, tu as vraiment besoin de réagir aussi excessivement ? Pourquoi tu nous joues le même scénario ? On fait ça parce qu'on t'aime ! Tu fais partie de la famille ! Rugit Louis.
- La famille ? Chuchotai-je.
- Oui ta famille. Tu fais partie de la famille ! Pas de la Meute tu comprends ? Tu es pour moi comme un frère comme pour tous et Robert te considère comme un fils. On sait tous que tu regrettes ta vie humaine, que tu n'as pas choisi cette condition ! Que tu veux nous faire croire que tu aimes ça, tuer des humaines dans ta couche ou bien même des hommes par pur plaisir mais il n'en est rien ! Hurla-t-il.
Là, il touchait une corde sensible. Il me connaissait si bien. J'ouvris la porte ou plutôt l'arracha de ses gonds. Je m'élançais en courant vers l'orée du bois tout en ordonnant à mon corps de se transformer. Ma peau vibra lorsque les poils poussèrent, mes os craquèrent pour se modeler. En l'espace de cinq minutes, je courus sur mes quatre pattes et vis à travers mes yeux lupins. Le monde n'était plus le même. Chaque couleur était plus intense, ce qui était dû à notre partie humaine qui nous permettait de voir les couleurs car notre partie canine était censée ne voir qu'en noir et blanc. Je courus non pas volontairement mais machinalement ce qui était un moyen comme un autre d'oublier ce que venait de me dire Louis.
Il n'avait pas tellement tort, je n'aimais pas tuer enfin moi l'humain mais la bête en moi aimait ça. C'était son plaisir enfin un de ses plaisirs. Véritablement je n'avais jamais tenté de ne pas tuer, je subissais plus qu'autre chose. Ensuite pour la famille il avait raison. La Meute était une famille adoptive qui pouvait comprendre ce que j'étais tandis que ma famille humaine ne le pourrait pas. Robert était notre père à tous et plus particulièrement à Louis qui était son fils biologique.
Louis avait perdu sa mère avant même d'avoir pu pausé ses yeux sur elle. D'après lui, elle était morte en couche. Je le plains mais Robert avait su combler le manque maternel... A première vue.
Au loin, un hurlement de loup me parvint, c'était Louis. Il n'avait pas pu s'empêcher de venir me rejoindre. Comme ci, j'allais m'envoler ! Je ralentis l'allure pour lui permettre de me rejoindre.
Bon je l'avoue toutes les fois où j'avais tué un humain, c'était suite à un conflit avec lui ou Robert. Donc maintenant ils me poursuivaient en espérant que je renonce à partir par compassion car ils me coursaient depuis plus de quatre ou cinq heures... C'était vrai, c'était très puérile comme réaction mais j'avais peur de leur amour en toute honnêteté. Je fuyais ce qui, pour moi, était une faiblesse. Aimer n'était à mes yeux qu'une source de soucis car chez nous les Loups-garous, les occasions de mourir ne manquaient pas. Pas par une pneumonie ou un cancer loin de là, plutôt par une attaque d'un Loup-garou renégat ou l'attaque d'une Meute voisine. Bon cela n'arrivait pas souvent mais nous avions déjà perdu des frères et s½urs pendant une de ces batailles pour élargir les territoires.
Un souffle chaud me sortit de mes pensés, Louis frottait sa tête contre mon flanc ce qui pour un loup était un signe de soumission ou de rédemption. Je plongeai mon regard dans l'ambre de ses yeux qui brillaient de larmes. Je lui donnai un léger coup de museau et lui léchai les babines. Il me mordit la queue et me tira en direction du domaine. Avec un grognement je lui ordonnai de me lâcher. Nous partîmes flanc contre flanc jusqu'au domaine. C'était réconfortant de sentir une présence avec soi mais je ne l'avouerai pas sinon je serais obliger de me le coltiner tout le temps.
Arrivés à la maison, je repris forme humaine mais le seul souci c'était que mes fringues n'existaient plus. Louis quant à lui avait pris le temps d'ôter ses vêtements... Comme quoi j'étais un âne quand je m'y mettais et même avec l'expérience, vu que ce n'était hélas pas la première fois que cela m'arrivait, je continuais à m'humilier. Louis rigolait comme un enfant en me voyant arriver avec ma touffe de fougère pour camoufler ma virilité. Quand nous arrivâmes dans la maison tous nous attendaient et j'eus droit au : JOYEUX ANNIVERSAIRE ! Mais aussi aux remarques de Vanda : Le voilà qui nous la joue timide ! Rouge de honte je gravis les escaliers pour rejoindre ma chambre ou en vitesse je pris une douche. Devant mon armoire, je ne sus pas quoi enfiler, un jean ? Non. Un costume ? Non. C'est alors que j'optai pour une tenue assez spéciale : un pantalon de cuir qui ne laissait aucun secret de mon anatomie. Une chemise blanche qui n'était pas boutonnée et enfin une paire de botte montante style D'Artagnan. Certains auraient honte de sortir habiller comme ça, mais pas moi... plutôt, plus maintenant. Un élastique dans les cheveux pour former une queue de cheval et en avant.
Une fois arrivé en bas, je fus accueilli par des embrassades et quelques réflexions sur ma tenue.
- Miam, tu vois que tu peux avoir du goût mon petit loup, murmura Vanda.
Ils étaient tous habillés sur leur 31, comme s'ils allaient participer à un gala, étrangement ça ne m'étonna pas beaucoup. J'avais choisi cette tenue pour leur rappeler que je me foutais de toute cette connerie, ce qu'ils savaient très bien.
- Alex, maintenant vas ouvrir tes cadeaux, me suggéra Jeanne.
Elle se tenait près des cadeaux dans sa belle robe rouge. Ses cheveux blonds étaient remontés en un chignon complexe. Sur ses talons de dix centimètres, elle paraissait grande mais elle était la plus petite du groupe, ce qui n'enlevait rien à sa beauté. Pour ne pas tout gâcher, je m'avançais vers la pile de cadeaux près de la cheminée. Toutes ses boites et sacs de toutes les couleurs imaginables me donnaient la nausée. Je saisis un sac noir orné d'un petit ruban rouge signé Sander. Il contenait un roman policier en anglais. Je le remerciai par un clin d'½il furtif. Le second paquet était de Robert, qui ce soir, avait laissé ses jeans pour un costume chocolat qui s'accordait à ses cheveux ainsi qu'à ses yeux. Le paquet enfermait un petit paquet qui contenait une clef...
- La clef de ta nouvelle voiture, dit-il.
Je me levai et allai l'embrasser. Il me prit dans ses bras en me serrant avec délicatesse :
- C'est bon de t'avoir à la maison, mon fils.
Et voilà, maintenant je me sentais coupable d'être parti la dernière fois... Avant d'être submergé par l'émotion, je retournais à ma pile de cadeaux. Louis m'avait offert un manuel du savoir vivre en groupe, ironique, n'est-ce pas ? Susanne, un ensemble en lin beige, Brent, un relooking de ma nouvelle voiture, Jeanne, une collection de roman. Et Vanda, un petit mot qui... laissez tomber.
Nous mangeâmes un gâteau monumental qui était au chocolat, avec un peu de chantilly. Bon demain du sport toute la journée. Nous avions parlé de choses et d'autres, rigolé comme des idiots. J'en venais même à aimer cette soirée. Ce fut là que je compris que j'étais ici chez moi. Je le savais déjà mais maintenant j'en étais sûr. Ils m'aimaient tous, à leur façon comme moi je les aimais à la mienne. Ils avaient remplacés ma véritable... mon ancienne famille. Je les aimais, oui je les aimerais toujours...

# Online seit Sonntag, 14. Juni, 2009 um 14:57

Geändert am Sonntag, 23. August, 2009 um 06:30

III-frére

III-frére
Cela faisait un mois que j'étais de retour au domaine, un long mois. Robert m'avait fait le cours du « savoir vivre »... Comme si le livre de Louis n'était pas suffisant. Il m'avait fait jurer de ne pas tuer des humaines voir même des humains, c'était pour mon bien. Mais une partie de moi ne voulait pas se soumettre à ce style de vie. Hélas pour elle, une autre part de moi voulait une vie calme où je tuerais un cerf de temps en temps pour pouvoir nourrir la soif de sang de la bête. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ? J'aurais aimé que tout soit plus simple du genre : « Coucou, je suis un loup-garou mais je suis du genre gentil labrador, je ne tue pas ! » Manque de chance rien n'était simple dans ma vie, que ce soit celle qui était humaine ou celle du loup-garou.
Après Robert, venait Vanda qui elle ne cessait de me traquer pour un rien. Son nouveau délire c'était que je me fasse tatouer, pas que moi mais toute la Meute. Un tatouage, je voulais bien faire le labrador mais de là, à me faire un tatouage d'identification... Non ! Le pire c'était que le tatouage était affreux, du style gore avec un serpent qui sort de la chair... Elle était bien belle celle-là. Une fois, elle voulait que tout le monde se fassent faire un piercing au nombril... genre drag-queen... beurk ! Vanda était vraiment extravagante, je ne connaissais pas mieux ou plutôt existait-il mieux qu'elle ? Malgré ça, je l'appréciais mais sans plus, elle me soûlait. Combien de fois avais-je rêvé qu'elle n'existait pas ? Dieu seul le sait...
Aujourd'hui j'étais de sortie avec Louis, nous partions une semaine dans ma famille humaine. Ce qui était rare, très rare, mais Robert avait insisté pour que je parte les voir, mais bien sûr avec un garde du corps ou plutôt, mon boulet. Je pouvais m'estimer heureux que ce ne soit pas Vanda. Ma famille vivait sur Marseille, la cité Phocéenne. Ils n'étaient pas nombreux, juste mon père avec sa nouvelle compagne et sa famille, ma mère c'était tout. En toute honnêteté, j'étais content de les voir mais angoissé qu'ils découvrent la vérité sur moi et Louis. Louis, quant à lui, était confiant et lisait une revue sur les voitures, enfin... regarder les femmes qui se pavanaient sur les capots avec des maillots qui seraient sûrement trop petit pour une fillette de douze ans, donc sur des femmes d'une vingtaine d'années...
- Si tu as une envie étrange tu attends que l'ont soit à l'aire de repos, le taquinai-je.
Il me donna un coup de coude dans les côtes qui au résultat me fit zigzaguer sur l'autoroute, gagnant des injures etc. Moi, j'éclatais de rire en voyant la tête que se payait Louis... pire qu'un gosse. D'un mouvement rapide, je lui ébouriffais sa tignasse blonde et plus rapide que d'habitude, il mordit ma main y laissant une belle marque de dents. Super, moi je ne rigolais plus mais lui pleurait de rire, il ne payait rien pour attendre celui-là.
- Tu es content j'imagine ? Grognai-je.
- Tu n'imagines même pas à quel point, s'esclaffa-t-il.
Je regardais ma main qui commençait déjà cicatrisé même si je garderais une fine ligne rosâtre en guise de souvenir. Les loups-garous guérissaient très rapidement, mais pas contre les morsures de nos congénères car nous avions une sorte de venin qui permettait aux humains de muter et à nous de ne pas oublier que nous n'étions pas invincible face aux nôtres. Nous étions immortels seulement si nous évitions les soucis, les balles en argent. Oui, ce n'est pas un mythe, l'argent nous empêche de cicatriser, fond en nous, contamine notre sang et généralement on meurt.
- Louis... Je n'ai pas envie de partir-la-bas...
- Mais Robert nous a dit d'y aller et vaut mieux écouter ce qu'il dit.
- Oui sinon Vanda va nous chopper et on va moisir dans la salle de torture... Mais on n'est pas obligé de dire que nous n'y sommes pas allés... déclarai-je.
Il soupira ce qui voulait dire qu'il était d'accord. Je savais qu'avec lui je n'avais pas besoin de faire une comédie pour parvenir à mes fins. Bon ou allions-nous aller ? Louis ne sortait pas souvent du domaine, seulement pour donner ses cours ou aller à Gap. Il fallait que je lui fasse découvrir le monde à mon petit Lou'. Je me demandais s'il avait déjà goûté au fruit défendu... Depuis que je le connaissais je ne l'avais jamais vue avec une femme. Il ne partait pas avec ses amis du travail, rien de rien.
- Louis, maintenant que nous sommes que tous les deux, on va aller s'amuser, déclarai-je.
Il pivota et me fixa de ses yeux bleu, son regard brillait comme celui d'un enfant à qui l'on venait de promettre un cadeau. Je savais qu'il voulait vivre mais il respectait trop son père pour ça. Robert exigeait beaucoup de lui, trop même.
- Petit frère je vais te faire découvrir la vie !
- J'attendais le jour ou tu me la ferais voir ta vie.

*
**

Nous étions allez jusqu'à la Ciotat, petite ville près de la Méditerranée. Les bars étaient nombreux et grouillant de femmes, tout ce qu'il fallait pour Louis. Je l'observais tandis qu'il parlait à une jeune fille d'environ vingt-huit ans, grande brune et charmante. Cela faisait plus de dix Monaco et trois cafés lorsqu'ils partirent tous les deux, lui la tenant par le dos et elle une main dans la poche de son jeans. A présent à lui de jouer, j'avais fait mon rôle de frère.

# Online seit Dienstag, 16. Juni, 2009 um 15:32

Geändert am Sonntag, 23. August, 2009 um 06:29